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Le poète s'amuse à jouer sur les vocabulaires de deux registres, c'est-à dire de deux niveaux de langue. Le niveau de langue de la Cour, du roi et des gentishommes contraste avec celui des gens simples et des villageois. Il s'en dégage une morale plaisante où l'auteur met les rieurs de son côté en se moquant de ceux qui prendraient "la grosse tête". |
Vocabulaire de la Cour d'un côté "un blason", un bouclier avec ses armoiries "Nòstra Dama", la cathédrale de Paris "chasca Sant / un evesque" "una cocha a baldaquin", à quatre rideaux "un ostalàs", avec un préfixe grossissant "mos aujòus", mes ancêtres nobles (?) "companha", sonne mieux que ma femme "una princessa", de haut rang... |
Vocabulaire du village de l'autre côté "un frestèl", une flûte en roseau "lo paure teulat dau cloquièr" "nòstre Bon Dieu dau canton" "mon lièch", mon lit, ("a aflaquir") "ma barraqueta", cabane d'ouvrier à Sète "mon grand", mon grand-père "ma promesa", ma fiancée "quauque pichòta Ninon", quelque petite Ninon |
Mais d'autre part, ne vaut-il pas mieux s'adresser au Bon Dieu qu'à ses Saints ? A moins que le petit joueur de flûteau n'ait été protestant ?